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Plastiques en pacifique, un cimetière

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Découvert par hasard par le navigateur Charles Moore en 1997, un gigantesque continent de plastiques trône dans la gyre subtropicale du Pacifique Nord, hélas plus seulement dans cette zone.

La multitude de micro-plastiques qu'il contient, d'un diamètre inférieur à 5 mm, flotte à la surface de l'océan mais peut tout aussi bien atteindre jusqu'à 30 mètres de profondeur. Cette masse de la taille d'un tiers des Etats-Unis, de six fois la France, a connu une augmentation de 100 fois au cours des 40 dernières années et constitue une véritable pollution qu'il semble difficile d'arrêter : comment en est-on arrivé là ?

La localisation du 7ème continent

  • Baptisé "Great Pacific Garbage Patch", pour grande poubelle du Pacifique, cette masse de déchets, l'équivalent désormais d'un continent, fut tout d'abord estimée grâce aux travaux entrepris par des scientifiques de l'ONG l'Algalita Marine Research Foundation, sous la houlette de Charles Moore : la masse de plastique y est six fois plus élevée que celle du plancton, pour un poids estimé de plusieurs dizaines de milliers de tonnes à plusieurs millions. Le fondateur de l'entreprise d'expéditions Ocean Scientific Logistic, le skipper guyanais Patrick Deixonne, a entrepris de son côté un périple d'un mois afin de mesurer la densité et de pouvoir cartographier les zones polluées, aidé en cela par des satellites, révélant ainsi au grand public l'ampleur des dégâts. De nos jours, cette grande plaque de déchets du Pacifique aurait déjà triplé depuis les années 90 et s'étendrait maintenant sur 3,43 millions de km² : personne ne peut plus l'ignorer !
  • Malheureusement, cette pollution ne demeure pas seulement présente dans cette zone subtropicale : cinq grands bassins océaniques, au sein du Pacifique Nord, mais aussi du Pacifique Sud, de l'Atlantique Nord et Sud et de l'océan Indien subissent le même sort. A cela une explication d'ordre physique : ces zones constituent le point de rencontre de courants marins qui, influencés par la rotation de la Terre, s'enroulent soit dans le sens des aiguilles d'une montre si l'on se situe dans l'hémisphère nord, soit en sens inverse pour ce qui est de l'hémisphère sud, avec à chaque fois la formation d'immenses vortex, scientifiquement appelés gyres océaniques. La force centripète qu'ils génèrent aspire alors, sur plusieurs années, tous les détritus provenant des littoraux et des navires et qui flottent sur l'eau vers le centre de la spirale : des débris qui finissent par s'amalgamer et retenus prisonniers. Le vortex représente un véritable aimant de nos déchets et résidus de la société de consommation, qui finissent par être révélés au bout de plusieurs années.
  • L'expédition MED (Méditerranée en danger), menée en 2010, a évalué, quant à elle, une moyenne de 115 000 particules par km2 de déchets, avec un poids total de ces plastiques atteignant 600 tonnes, c'est-à-dire 1,8 mg par déchet. La Méditerranée étant quasi-fermée, le risque est malheureusement de voir ces quantités augmenter considérablement avec le temps.

Que renferme ce continent ?

  • Tout d'abord, les plastiques constituent environ 90 % des déchets flottant sur les océans, les derniers chiffres de 2006 émanant du Programme des Nations Unies pour l'Environnement estimaient déjà en moyenne 46 000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan sur une profondeur d'environ 30 mètres. Ces déchets émanent dans 80% des cas des continents, en général portés soit par le vent, soit par les rivières, le reste provenant des déchets rejetés par les navires de commerce.
  • La nature étant bien faite, elle était capable jusqu'alors de détruire les déchets via les micro-organismes mais tout cela devint impossible avec l'avènement du plastique, réunion de molécules de polyéthylène, du polypropylène et du PET, auxquelles les bactéries ne purent faire face, ce d'autant que ces déchets connurent une progression galopante : près de 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, dont près de 10 % finissent dans les océans.
  • A la fois constituées de macro déchets mais et surtout de petits éléments parfois peu visibles à l'œil nu, ces nouvelles poubelles représentent un mélange de petits morceaux de plastique qui se sont fractionnés mais aussi de granulés de plastique qui peuvent être utilisés, heureusement, comme matière secondaire pour fabriquer les objets en plastique : on dénombre à ce jour des centaines de milliards de micro-plastiques dans les océans, pas moins de 250 milliards rien qu'en Méditerranée !

 

Les dangers de ces plastiques

  • Si le temps de leur dégradation constitue déjà un problème majeur puisqu'il est estimé entre 500 à 1000 ans, les éléments qui les composent le sont tout autant de par leur grande toxicité ainsi que de la menace qu'ils font peser à tout notre écosystème marin.
  • Ces grains de plastique ont en effet la capacité de fixer de nombreuses toxines dont des polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe : Bisphénol A, phtalates, DDT et PCB en tout genre se retrouvent dans ces morceaux de plastique à des concentrations jusqu'à 1 million de fois supérieures aux normales.
  • Le plastique, fractionné par une réaction de photo-dégradation liée à la lumière du soleil, devient alors plus petit et facilement ingérable à la fois par les poissons, les oiseaux et autres organismes marins, suscitant blessures et étouffements : d'après les estimations de Greenpeace, près d'1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins mourraient chaque année de l'ingestion de plastiques.
  • Certains insectes sont attirés par ces nouvelles surfaces, dont notamment l'insecte Halobates sericeus ou patineur de mer qui a su tirer profit des détritus qui flottent pour pondre dessus : un boom démographique d'explosion d'œufs qui augmente ainsi la population de crabes, friands des halobates mais qui risque par conséquence de contribuer à déséquilibrer l'écosystème marin.Le continent de déchets du Pacifique affecte aussi les poissons et les animaux plus haut dans la chaîne alimentaire : pas moins de 9 % des 141 variétés de poissons qui vivent dans la zone du vortex de plastique auraient du plastique dans leur estomac.

Des solutions pour enrayer ce fléau

  • Tout d'abord, la prise de conscience demeure un élément incontournable afin de susciter des gestes plus citoyens au quotidien, couplé à des opérations de nettoyage, lancées notamment par le projet américain Kaisei. 
  • Les déchets se trouvant essentiellement hors des eaux nationales et des zones économiques exclusives, le coût de nettoyage supposent d'autre part une modification des comportements politiques qui devraient en accepter la responsabilité au lieu de fermer les yeux ou de rejeter la faute au pays voisin.
  • Avec plus de 6,4 millions de tonnes de déchets jetés dans les océans chaque année, et compte-tenu de leur durée de vie , les plastiques biodégradables pourraient être l'un des moyens de diminuer cette croissance exponentielle de détritus. Or, la production de ce type de plastique ne représente que 0,27% de la production mondiale ( 2012).
  • Une autre solution, plus en amont, serait de se concentrer sur le nettoyage des canaux et rivières qui débouchent dans les océans, ainsi que des plages, un acte plus que citoyen afin de prévenir une accumulation de déchets plus au large et en profondeur.
  • Mais l'essentiel ne consiste t'il pas avant tout à réduire la quantité de déchets produite, en limitant la consommation d'emballages, en les réutilisant au maximum, en recherchant d'autres alternatives, comme des plastiques biodégradables ou compostables, du papier et en les recyclant grâce au progrès technologique : il est désormais possible via une imprimante 3D de créer des semelles de chaussures avec les granulés de plastique, un exemple de l'ingéniosité parmi d'autres que l'être humain est capable de déployer.

Même si la tâche paraît titanesque étant donnée l'ampleur des zones contaminées et le nombre de micro-fragments de plastiques qui flottent désormais sur notre belle planète, gageons que l'homme capable du pire mais aussi du meilleur puisse faire machine arrière dans sa course effrénée à la consommation du plastique : à chacun de nous, donc, de semer la bonne graine chaque jour et de prendre notre cabas de tissu !

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